53 À la vôtre !

Compromis France-Canada

Derniers jours… Un voyage d’une année comme celui-là est une sorte d’électrochoc que je m’étais volontairement donné. Une autre étape constructive de ma vie. J’ai dû m’y préparer plusieurs années auparavant, je l’ai vécu pleinement, et j’apprendrai ensuite à intégrer ce qui en ressort.

Mais avant cette dernière, tout l’enjeu est d’accepter la fin d’une aventure. J’ai donc pris le temps de ces semaines passées pour assimiler le retour en France dans ma tête et dans mes actes. Tout est à prendre en ligne de compte, de la vie personnelle à la vie professionnelle, les différents états d’esprits qui s’entrecroisent et qu’il faut démêler un à un, des conflits intérieurs qu’il faut pacifier… Nous sommes 5 jours avant le départ et je me sens de plus en plus prêt à rentrer !

Je repense au fameux tripode : Quels sont les trois thèmes que l’on peut aborder partout dans le monde avec qui que ce soit pour susciter son attention ? L’argent, le sexe, et … la ‘bouffe’ ! Je frémis à l’idée se vous parler des deux premiers… mais le troisième a tout de même été une vraie découverte pour moi. Pour la première fois, mes papilles commencent à tomber d’accord avec mon imagination ! Tout un monde à explorer !

Je me rentre mais restez à l’écoute, je continue mes articles !

52 J’ai oublié mon ours !

Les fêtes sont passées et le compte à rebours pour mon retour en France commence. Le premier de l’an en Abitibi succède au Noël dans le Saguenay. Authier-Nord me livre sa dernière surprise : des températures jusqu’à -46 degrés ! Un froid sec et lumineux où chaque respiration se fait au travers d’un tissu. Les doigts se durcissent au contact de la neige, les -20 de la journée passent pour des températures ambiantes, l’écharpe devient carton et l’eau qui coule entonne une sonorité glaciaire…
Une dernière pêche, un peu de skidoo et l’on tâche de penser à d’éventuelles prochaines retrouvailles. Pour être sûr de revenir un jour dans ‘le village qui porte mon nom’, j’ai décidé d’y « oublier » mon ours… !

Cliquer sur la photo

Température Mon ours à Val d'Or

51 Un Noël en forêt

Je suis à la pourvoirie du réservoir Pipmuacan pour la 3ème et dernière session photo !

Fêter le solstice et Noël par -35 degrés au milieu des bois est unique !
Les journées s’échelonnent entre l’entretien usuel et des prises de vues. Ici la chambre froide est un réchaud ! Les paysages qui commençaient à m’être familiers se trouvent être à redécouvrir ! Tout est blanc, les eaux sont gelées, les animaux ont leur pelage d’hiver et les traces de passages ne peuvent être dissimulées que par les nouvelles neiges !

www.pourvoiriepipmuacan.com

 

50 Je suis à Pessamit

Je suis à Pessamit

Pessamit est l’une des 56 communautés autochtones du Québec. Les Innus du Québec –car il s’en trouve aussi à Terre-Neuve- ont établi 9 communautés que l’on situe au Lac Saint-Jean, sur la Côte-Nord et sur la Basse-Côte-Nord du Saint-Laurent, ainsi que près de la ville de Shefferville (elle-même enclavée entre le Nunavik et Terre-Neuve).

Comme partout sur la province, j’y suis excellemment accueilli, un nouveau regard que m’offre la 12ème communauté Amérindienne que je visite. Danielle, sa fille Lesly et nombre de membres de la famille me sortent à tour de bras, me font manger à n’en plus pouvoir, et bien plus encore !

Je partage le quotidien majoritairement en langue Innu-aimun et je découvre finalement ce qu’est être jeune mère à temps plein… Curieuse chose que de se retrouver à 5000 kms de chez soi pour comprendre ce que pouvait éprouver ma propre mère !

49 Notes de métissage

En déambulant dans les rues noires de la ville, je m’approche d’une belle et grande bâtisse au toit rouge, la Maison Chevalier.

Là, un écriteau indique « Entrez par l’autre porte », pas farouche et curieux, je m’exécute et je rentre ! Il n’en faut pas 2 pour me retrouver assis dans une salle de pierres voûtée qui n’est pas sans me rappeler les bergeries Aveyronnaises, une bière ambrée en main !
Ce soir c’est ‘ADAGE’, un groupe de musique traditionnelle Québécoise et des métis de l’Ouest Canadien ! Un excellent prétexte pour me remémorer l’histoire de Louis Riel, ce personnage qui fut à l’origine de la reconnaissance de la culture des métis – Amérindiens de l’Ouest Canadien et descendants de colons francophones – comme une entité à part entière.

Je vous laisse vous imprégner des notes en cliquant sur la photo et à penser aux cadeaux de Noël !

Adage

47 Québec

Je suis arrivé « là où je fleuve se rétrécit » : la ville de Québec !

 

46 Qu’on me donne l’ennui !

Je suis à la sortie d’une période de diète photographique. Pas besoin d’entamer une course si les images ne se présentent pas. À l’arrivée de la neige en Abitibi, j’ai pris plusieurs semaines pour recentrer mes choix. Me sédentariser? Jouer l’économie? Faire valoir mes compétences? Ou alors rouler? Me rapprocher des principes de mon voyage? Faire confiance?

Ce qui devrait ressembler à de l’ennui me donne justement le temps d’échanger des services et de faire travailler mon imagination ! Je prends donc maintenant la route vers le Sud, en laissant la clé à une part de surprises !

Photo : Ma coiffure s’est adaptée au vissage du bonnet d’hiver !

DSC_0046m

45 Les loups parmi nous

Lorsque les loups sont là, ils savent se faire entendre !
Une semaine durant une meute nous a prouvé sa glaçante proximité en entonnant des appels, chaque nuit. Dès lors en soirée nous étions sur la terrasse à écouter les herbes bouger et leurs hurlements.
Dans la nuit, je n’avais qu’à placer ma caméra sur la fenêtre ouverte… me laissant réveiller toutes les deux heures environ, pour une poignée de secondes.
Des moments exceptionnels dont je vous laisse découvrir un extrait en cliquant sur la photo :

loups

En cumulé je dispose de 15.07 min d’enregistrements. Celui-ci n’est pas le plus proche mais il est de meilleure qualité que les autres.

Hurlements de 19h30 à 9h du matin par périodes très courtes et à heures et lieux aléatoires, du 9 au 14 octobre 2013.

44 Mon arbre

Souvenez-vous, en première partie de voyage (article 28), mon arbre, une épinette blanche a fait le trajet avec moi ! De Val d’Or au lac Saint-Jean, puis à Mont-Laurier et encore à Val d’Or… Mon arbre cherchait une place où se pauser. Une place à l’air sain pour grandir mais aussi une place où ceux qui en auront la volonté, pourront aller lui rendre visite, le cajoler, le mesurer et m’envoyer une photo !

Aujourd’hui mon arbre a enfin trouvé son cocon ! Et c’est dans le village d’Authier-Nord. Pour avoir plus de précisions sur l’emplacement exact afin de vous y rendre, il vous suffira de m’écrire à contact@maxiphotos.com

 Mon arbre

43 Dédoublement et coeurs battants

Aux dernières apparitions du soleil d’automne, me voici en route pour Authier-Nord.
Me voici ou plutôt NOUS voici : Cette fois je multiplie mon regard par 2 car mon frère de passage au Québec, m’a rejoint pour quelques jours de virée à l’affût d’un chasseur !
Dans la ligne de mire de nos appareils photos, Benjamin Gagnon -que j’avais déjà suivi à la pêche- a réussi à nous faire écouter le bruit du silence !

Des pas de velours entre aube et crépuscule, des marches franches aux insinuations plumesques, nos gestes doivent se confondre avec les siens.
Et puis soudain, le son d’un pas lourd et léger à la fois s’amoncèle et nous incite à l’arrêt. Un tango s’opère alors entre l’animal et les arbres, là, juste face à nous. Les rythmes sont opérés par nos cœurs battants, la musique est entonnée par les oiseaux de chants, nous sommes spectateurs sans ovations.
En bête panachée, l’animal orignal doit faire un choix entre amour de concubine et tentation de bruits armés. Le majestueux sera maître de nous pour des minutes, de son destin pour ces secondes ! Meilleure en soit sa fuite, dame aimée a raison des auditions de notre chasseur. Personne n’est malheureux, personne n’en est mort.
Il est 7h, le froid glacial composé aux belles lumières seront là, les meilleures prises de notre tableau de chasse. Et la photo se fait peinture.


42 Photos

Quelques photos prises en Gaspésie et au réservoir Pipmuacan où je me trouve actuellement

41 Ma vie de saumon

La rivière Matane est un haut lieu de rendez-vous pour les amoureux à branchies. Près de 15 000 de mes aînés saumons se retrouvent chaque année à l’automne pour le grand bal des alevins. Parmi les milliers d’œufs en incubation dans nos frayères naturelles, il y a moi ! Je découvre le monde avec mes gros yeux…

Trois années sont passées dans la cour d’école, je mesure 15 cm et je suis un tacon. Le moment est venu pour mes acolytes et moi de partir à l’aventure.

La route commence ! Top départ, je dévale le grand toboggan de ma rivière, je franchis les cascades, je slalome entre les oiseaux de mauvaise augure. L’eau salée du Saint-Laurent m’ouvre ses portes pour ensuite atteindre les mers du Nord de l’Europe. Là je grandis, je grandis encore, je nage jusqu’à atteindre 30 km/h et je prends du poids. Une courte période de vacances et déjà le retour s’amorce, je suis un adulte !

L’été est là et je reconnais Matane ! Lors de ma remontée de la rivière familière, mes réserves corporelles sont assez importantes, et les leurres des pêcheurs ne m’intéressent même pas !

Mes couleurs se foncent, je vais à mon tour devenir papa ! Une chanson qui se perpétuera ainsi tout au long de mon existence, quinze années durant…

 

40 Belle rencontre, encore une…

Tout au long de mon parcours j’ai la chance de rencontrer des gens exceptionnels.

Au retour des États-Unis, je ne peux pas faire l’impasse sur celle d’hier.
J’étais invité à un repas très intimiste et me suis retrouvé à parler « boulot » avec l’un des plus influents sculpteurs de ce monde…
J’avoue avoir été presque bouche bée face à Philippe Farraut et ce que j’idéalise chez un artiste, c’est à dire : en imposer sans se mettre en avant.

Cet homme semble, comme certains de mes amis grands artistes, être l’incarnation parfaite de l’humilité. Des grains de sable dans le désert…
Je pense également à Dominique Bargiel et ses sabres japonais et à Virginie Sanhes et ses enluminures dont vous trouverez les sites si vous cherchez !

Pour Philippe Farraut, je ne connais rien à la sculpture mais je vais m’empresser d’aller m’informer sur son travail : http://philippefaraut.com/

Photo : Lafontan Marc

Philippe Faraut

39 Intermède musical !

Me voici actuellement dans la région des Finger Lakes, aux États-Unis.

Les visites sur l’histoire de la région s’enchainent chaque jour, et quand vient le soir, nous mangeons Paris, nous buvons musique, et nous nous délectons de nos anecdotes communes pour le dessert !

Comme un incontournable, en cliquant sur ces liens et sur les photos, vous reconnaitrez certainement la sœur et l’un des frères de mon amie Connie !

Taj

 

http://www.tajblues.com/sans-titre

http://www.carolefredericks.fr/

 

 

38 Points, virgules, et suspension

Aujourd’hui c’est mon anniversaire,
Je me suis fait un cadeau particulier que j’ai toujours réussi à esquiver durant mes 27 premières années… J’ai lu un livre.
Record de 500 pages dévorées en deux semaines… et en plus, avec plaisir !
Heureusement mes amis un brin empathiques ont su comprendre ma coordination singulière entre des lectures sans œil déviant aucun, et des siestes impromptues !

Léthargies et envolées imaginaires, c’est en fait bel et bien la première fois que je butine les phrases d’un si bel objet. Mieux vaut tard que jamais me dira-t-on !

1000 femmes blanches

37 Quatre roues et carte rues

Le temps d’atterrir après un bel intermède en France et voici déjà que deux semaines sont passées !
Je suis donc à Montréal, ne coupant pas la tradition d’y trouver excellent accueil et agréable compagnie…
Mais pour cette fois, nouveauté : je passe de l’autre côté de la barre ! Comme l’on m’a aidé en février, j’accompagne les premiers pas Québécois d’amis aventuriers de tous vents ! Mon grade monte et les kilomètres de marche ne me rendent pas peu fier de commencer à connaître -et à aimer- cette ville.

Voici plus bas celle qui partagera mes aventures pour la suite ! Une Hyundaï Accent de 2002.
Hyundaï