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Actualités :

Du 1er au 31 Août, effectuez un préachat des publications de la collection : Terre d’Asile !

Pour cela il vous suffit d’enregistrer et d’imprimer le document suivant, avant de le remplir selon votre choix. Quand le tour est joué effectuez votre envoi et vous recevrez vos ouvrages dédicacés ! (Valable en France)

Merci de votre Intérêt !!!

Souscriptions3

Souscriptions

 

Le Québec, de Routes et de Gravelles

Le Québec, de Routes et de GravellesCouverture1Carnet de route retraçant mon parcours à travers la province du Québec.
Parti seul pour un an, sans contact préalable, en choisissant de déménager toutes les trois semaines pour en apprendre.

Du loup à l’aurore boréale, des Québécois aux Premières Nations.

Récit d’une aventure « extra-ordinaire » !

Prix de vente : 24€ / 33 $ hors envoi
Format 21×26.5
Ouvrage autoédité
Commander en écrivant à : contact@maxiphotos.com

Actualités

Expo 1 Arvieu

Bonjour à vous !

Les années se suivent mais ne se ressemblent pas !
L’année 2014 fut celle de mon retour en France, un an de voyage au Canada fut une grande étape dans ma vie. Il y en aura d’autres, certainement aventureuses, certainement magnifiques, certainement à partager…

En 2014 je me suis posé maintes fois la question d’arrêter la photo après avoir participé et/ou organisé plus de 200 événements culturels en 11 ans, mais j’ai remarqué que la création allait de pair avec mon bien être, donc ce ne sera pas le cas pour le moment !

Et pour être avec vous dans cette démarche, je vous propose en 2015 la sortie du projet « Le Québec, de routes et de Gravelle : découvrir le Québec et ses cultures autochtones« . Une exposition carnet de route en photos et en textes où les visiteurs auront loisir de se plonger dans l’ambiance boréale, avec ses sonorités et ses spécificités tout en apprenant sur les habitants de la province.
De grands événement vont avoir lieu, des publications vont certainement naître, des animations.

Sur ces actions, je souhaite donner une priorité aux établissements dédiés à la jeunesse… L’idée est d’engager à l’initiative des jeunes, et notamment des étudiants. Ne pas laisser pour compte ses rêves d’enfant tout en conservant les réalités de la vie.

Et d’ores et déjà je vous annonce que l’expo  » Le Québec, de routes et de Gravelle » a été primée en première place par le jury de la Bourse Jeunes Talents du Conseil Général de l’Aveyron ! Un beau démarrage !

Demandez l’expo / Demandez les conditions à contact@maxiphotos.com

D’ici là, j’ose croire que je vous verrai tous en 2015, je vous remercie de suivre mon travail depuis toutes ces années, vraiment… Amusez vous bien et profitez de 2015 !!

Maxime Authier

53 À la vôtre !

Compromis France-Canada

Derniers jours… Un voyage d’une année comme celui-là est une sorte d’électrochoc que je m’étais volontairement donné. Une autre étape constructive de ma vie. J’ai dû m’y préparer plusieurs années auparavant, je l’ai vécu pleinement, et j’apprendrai ensuite à intégrer ce qui en ressort.

Mais avant cette dernière, tout l’enjeu est d’accepter la fin d’une aventure. J’ai donc pris le temps de ces semaines passées pour assimiler le retour en France dans ma tête et dans mes actes. Tout est à prendre en ligne de compte, de la vie personnelle à la vie professionnelle, les différents états d’esprits qui s’entrecroisent et qu’il faut démêler un à un, des conflits intérieurs qu’il faut pacifier… Nous sommes 5 jours avant le départ et je me sens de plus en plus prêt à rentrer !

Je repense au fameux tripode : Quels sont les trois thèmes que l’on peut aborder partout dans le monde avec qui que ce soit pour susciter son attention ? L’argent, le sexe, et … la ‘bouffe’ ! Je frémis à l’idée se vous parler des deux premiers… mais le troisième a tout de même été une vraie découverte pour moi. Pour la première fois, mes papilles commencent à tomber d’accord avec mon imagination ! Tout un monde à explorer !

Je me rentre mais restez à l’écoute, je continue mes articles !

52 J’ai oublié mon ours !

Les fêtes sont passées et le compte à rebours pour mon retour en France commence. Le premier de l’an en Abitibi succède au Noël dans le Saguenay. Authier-Nord me livre sa dernière surprise : des températures jusqu’à -46 degrés ! Un froid sec et lumineux où chaque respiration se fait au travers d’un tissu. Les doigts se durcissent au contact de la neige, les -20 de la journée passent pour des températures ambiantes, l’écharpe devient carton et l’eau qui coule entonne une sonorité glaciaire…
Une dernière pêche, un peu de skidoo et l’on tâche de penser à d’éventuelles prochaines retrouvailles. Pour être sûr de revenir un jour dans ‘le village qui porte mon nom’, j’ai décidé d’y « oublier » mon ours… !

Cliquer sur la photo

Température Mon ours à Val d'Or

51 Un Noël en forêt

Je suis à la pourvoirie du réservoir Pipmuacan pour la 3ème et dernière session photo !

Fêter le solstice et Noël par -35 degrés au milieu des bois est unique !
Les journées s’échelonnent entre l’entretien usuel et des prises de vues. Ici la chambre froide est un réchaud ! Les paysages qui commençaient à m’être familiers se trouvent être à redécouvrir ! Tout est blanc, les eaux sont gelées, les animaux ont leur pelage d’hiver et les traces de passages ne peuvent être dissimulées que par les nouvelles neiges !

www.pourvoiriepipmuacan.com

 

50 Je suis à Pessamit

Je suis à Pessamit

Pessamit est l’une des 56 communautés autochtones du Québec. Les Innus du Québec –car il s’en trouve aussi à Terre-Neuve- ont établi 9 communautés que l’on situe au Lac Saint-Jean, sur la Côte-Nord et sur la Basse-Côte-Nord du Saint-Laurent, ainsi que près de la ville de Shefferville (elle-même enclavée entre le Nunavik et Terre-Neuve).

Comme partout sur la province, j’y suis excellemment accueilli, un nouveau regard que m’offre la 12ème communauté Amérindienne que je visite. Danielle, sa fille Lesly et nombre de membres de la famille me sortent à tour de bras, me font manger à n’en plus pouvoir, et bien plus encore !

Je partage le quotidien majoritairement en langue Innu-aimun et je découvre finalement ce qu’est être jeune mère à temps plein… Curieuse chose que de se retrouver à 5000 kms de chez soi pour comprendre ce que pouvait éprouver ma propre mère !

49 Notes de métissage

En déambulant dans les rues noires de la ville, je m’approche d’une belle et grande bâtisse au toit rouge, la Maison Chevalier.

Là, un écriteau indique « Entrez par l’autre porte », pas farouche et curieux, je m’exécute et je rentre ! Il n’en faut pas 2 pour me retrouver assis dans une salle de pierres voûtée qui n’est pas sans me rappeler les bergeries Aveyronnaises, une bière ambrée en main !
Ce soir c’est ‘ADAGE’, un groupe de musique traditionnelle Québécoise et des métis de l’Ouest Canadien ! Un excellent prétexte pour me remémorer l’histoire de Louis Riel, ce personnage qui fut à l’origine de la reconnaissance de la culture des métis – Amérindiens de l’Ouest Canadien et descendants de colons francophones – comme une entité à part entière.

Je vous laisse vous imprégner des notes en cliquant sur la photo et à penser aux cadeaux de Noël !

Adage

47 Québec

Je suis arrivé « là où je fleuve se rétrécit » : la ville de Québec !

 

46 Qu’on me donne l’ennui !

Je suis à la sortie d’une période de diète photographique. Pas besoin d’entamer une course si les images ne se présentent pas. À l’arrivée de la neige en Abitibi, j’ai pris plusieurs semaines pour recentrer mes choix. Me sédentariser? Jouer l’économie? Faire valoir mes compétences? Ou alors rouler? Me rapprocher des principes de mon voyage? Faire confiance?

Ce qui devrait ressembler à de l’ennui me donne justement le temps d’échanger des services et de faire travailler mon imagination ! Je prends donc maintenant la route vers le Sud, en laissant la clé à une part de surprises !

Photo : Ma coiffure s’est adaptée au vissage du bonnet d’hiver !

DSC_0046m

45 Les loups parmi nous

Lorsque les loups sont là, ils savent se faire entendre !
Une semaine durant une meute nous a prouvé sa glaçante proximité en entonnant des appels, chaque nuit. Dès lors en soirée nous étions sur la terrasse à écouter les herbes bouger et leurs hurlements.
Dans la nuit, je n’avais qu’à placer ma caméra sur la fenêtre ouverte… me laissant réveiller toutes les deux heures environ, pour une poignée de secondes.
Des moments exceptionnels dont je vous laisse découvrir un extrait en cliquant sur la photo :

loups

En cumulé je dispose de 15.07 min d’enregistrements. Celui-ci n’est pas le plus proche mais il est de meilleure qualité que les autres.

Hurlements de 19h30 à 9h du matin par périodes très courtes et à heures et lieux aléatoires, du 9 au 14 octobre 2013.

44 Mon arbre

Souvenez-vous, en première partie de voyage (article 28), mon arbre, une épinette blanche a fait le trajet avec moi ! De Val d’Or au lac Saint-Jean, puis à Mont-Laurier et encore à Val d’Or… Mon arbre cherchait une place où se pauser. Une place à l’air sain pour grandir mais aussi une place où ceux qui en auront la volonté, pourront aller lui rendre visite, le cajoler, le mesurer et m’envoyer une photo !

Aujourd’hui mon arbre a enfin trouvé son cocon ! Et c’est dans le village d’Authier-Nord. Pour avoir plus de précisions sur l’emplacement exact afin de vous y rendre, il vous suffira de m’écrire à contact@maxiphotos.com

 Mon arbre

43 Dédoublement et coeurs battants

Aux dernières apparitions du soleil d’automne, me voici en route pour Authier-Nord.
Me voici ou plutôt NOUS voici : Cette fois je multiplie mon regard par 2 car mon frère de passage au Québec, m’a rejoint pour quelques jours de virée à l’affût d’un chasseur !
Dans la ligne de mire de nos appareils photos, Benjamin Gagnon -que j’avais déjà suivi à la pêche- a réussi à nous faire écouter le bruit du silence !

Des pas de velours entre aube et crépuscule, des marches franches aux insinuations plumesques, nos gestes doivent se confondre avec les siens.
Et puis soudain, le son d’un pas lourd et léger à la fois s’amoncèle et nous incite à l’arrêt. Un tango s’opère alors entre l’animal et les arbres, là, juste face à nous. Les rythmes sont opérés par nos cœurs battants, la musique est entonnée par les oiseaux de chants, nous sommes spectateurs sans ovations.
En bête panachée, l’animal orignal doit faire un choix entre amour de concubine et tentation de bruits armés. Le majestueux sera maître de nous pour des minutes, de son destin pour ces secondes ! Meilleure en soit sa fuite, dame aimée a raison des auditions de notre chasseur. Personne n’est malheureux, personne n’en est mort.
Il est 7h, le froid glacial composé aux belles lumières seront là, les meilleures prises de notre tableau de chasse. Et la photo se fait peinture.


42 Photos

Quelques photos prises en Gaspésie et au réservoir Pipmuacan où je me trouve actuellement

41 Ma vie de saumon

La rivière Matane est un haut lieu de rendez-vous pour les amoureux à branchies. Près de 15 000 de mes aînés saumons se retrouvent chaque année à l’automne pour le grand bal des alevins. Parmi les milliers d’œufs en incubation dans nos frayères naturelles, il y a moi ! Je découvre le monde avec mes gros yeux…

Trois années sont passées dans la cour d’école, je mesure 15 cm et je suis un tacon. Le moment est venu pour mes acolytes et moi de partir à l’aventure.

La route commence ! Top départ, je dévale le grand toboggan de ma rivière, je franchis les cascades, je slalome entre les oiseaux de mauvaise augure. L’eau salée du Saint-Laurent m’ouvre ses portes pour ensuite atteindre les mers du Nord de l’Europe. Là je grandis, je grandis encore, je nage jusqu’à atteindre 30 km/h et je prends du poids. Une courte période de vacances et déjà le retour s’amorce, je suis un adulte !

L’été est là et je reconnais Matane ! Lors de ma remontée de la rivière familière, mes réserves corporelles sont assez importantes, et les leurres des pêcheurs ne m’intéressent même pas !

Mes couleurs se foncent, je vais à mon tour devenir papa ! Une chanson qui se perpétuera ainsi tout au long de mon existence, quinze années durant…

 

40 Belle rencontre, encore une…

Tout au long de mon parcours j’ai la chance de rencontrer des gens exceptionnels.

Au retour des États-Unis, je ne peux pas faire l’impasse sur celle d’hier.
J’étais invité à un repas très intimiste et me suis retrouvé à parler « boulot » avec l’un des plus influents sculpteurs de ce monde…
J’avoue avoir été presque bouche bée face à Philippe Farraut et ce que j’idéalise chez un artiste, c’est à dire : en imposer sans se mettre en avant.

Cet homme semble, comme certains de mes amis grands artistes, être l’incarnation parfaite de l’humilité. Des grains de sable dans le désert…
Je pense également à Dominique Bargiel et ses sabres japonais et à Virginie Sanhes et ses enluminures dont vous trouverez les sites si vous cherchez !

Pour Philippe Farraut, je ne connais rien à la sculpture mais je vais m’empresser d’aller m’informer sur son travail : http://philippefaraut.com/

Photo : Lafontan Marc

Philippe Faraut

39 Intermède musical !

Me voici actuellement dans la région des Finger Lakes, aux États-Unis.

Les visites sur l’histoire de la région s’enchainent chaque jour, et quand vient le soir, nous mangeons Paris, nous buvons musique, et nous nous délectons de nos anecdotes communes pour le dessert !

Comme un incontournable, en cliquant sur ces liens et sur les photos, vous reconnaitrez certainement la sœur et l’un des frères de mon amie Connie !

Taj

 

http://www.tajblues.com/sans-titre

http://www.carolefredericks.fr/

 

 

38 Points, virgules, et suspension

Aujourd’hui c’est mon anniversaire,
Je me suis fait un cadeau particulier que j’ai toujours réussi à esquiver durant mes 27 premières années… J’ai lu un livre.
Record de 500 pages dévorées en deux semaines… et en plus, avec plaisir !
Heureusement mes amis un brin empathiques ont su comprendre ma coordination singulière entre des lectures sans œil déviant aucun, et des siestes impromptues !

Léthargies et envolées imaginaires, c’est en fait bel et bien la première fois que je butine les phrases d’un si bel objet. Mieux vaut tard que jamais me dira-t-on !

1000 femmes blanches

37 Quatre roues et carte rues

Le temps d’atterrir après un bel intermède en France et voici déjà que deux semaines sont passées !
Je suis donc à Montréal, ne coupant pas la tradition d’y trouver excellent accueil et agréable compagnie…
Mais pour cette fois, nouveauté : je passe de l’autre côté de la barre ! Comme l’on m’a aidé en février, j’accompagne les premiers pas Québécois d’amis aventuriers de tous vents ! Mon grade monte et les kilomètres de marche ne me rendent pas peu fier de commencer à connaître -et à aimer- cette ville.

Voici plus bas celle qui partagera mes aventures pour la suite ! Une Hyundaï Accent de 2002.
Hyundaï

36 Fin de première partie

Amis Québécois,

En ce jour j’entame la fin de la première partie de mon voyage parmi vous, au Québec. J’ai parcouru des milliers de kilomètres, vu des paysages uniques, vécu au rythme de mes rencontres. Vous avez eu tour à tour la gentillesse de m’ouvrir vos portes durant ces six derniers mois pour vivre la « vie de tous les jours ».
Grâce à toutes mes expériences, me voici donc conforté dans l’approche que je souhaitais donner à cette première partie de voyage.
Celle-ci donne ainsi tout son sens à l’équation suivante :
Extra + ordinaire = extraordinaire !
Équation simple sur le papier mais qui concrètement, avec de la curiosité mutuelle prend une toute autre dimension.

Encore une fois je vous remercie donc, me retourne pour trois semaines en Aveyron (Fr) auprès de mes proches, et vous reviens très bientôt !

Prenez grand soin de vous, de vos proches, et soyez sages !

34 Tite Gravelle et Laurier

Ce jour est celui de mon départ de la pourvoirie Pipmuacan. On ne change pas la coutume du petit pincement commun à chacune de mes migrations. C’est parti pour 2 jours et demi de route vers le sud !

J’ai rendez vous chez les grands artistes Robert Seven Crows et JoAn Pawnee Parent pour qu’ils me présentent mon colocataire pour les semaines qui suivent : Nimooch !

Une escale au village à l’ambiance western de Saint Tite, puis une autre dans la réserve de Manawan, une fuite d’essence et environ 700 kms de route – dont la moitié de chemins forestiers -, et me voilà enfin à 13h précise au bord de la rivière La Lièvre, à Mont Laurier !

Durant mon séjour à durée indéterminée, mes logeurs sont en tournée en France (concerts et contes amérindiens).
Pour ma part une somme de travail m’attend pour un prochain retour en France !… à suivre

http://www.robertsevencrows.com/
http://joanpawnee.over-blog.com/article-bio-contact-spiritualite-amerindienne-62527128.html

 

 

33 Partenaire particulier

Je suis à la pourvoirie du réservoir Pipmuacan pour une dizaine de jours.

La première journée est grise. Malgré tout je m’embarque dans des marches aux alentours du camp dans l’espoir de rencontrer des scènes de nature. Pendant ce temps un animal mystère a été vu au camp. Des autres, la parade phrasée afflue donc sur mon choix de dormir dans la tente de chasse. Peu m’en importe, je persiste, je plonge, je baigne…

À cette heure-là sous mes draps, mes points sont fermés à la confiance d’avoir bien entretenu mon poêle.

Ma tente

1h53, réveil en sursaut : Bouboum !!

Quatre pattes viennent de sauter sur ma terrasse haute. La démarche est celle d’un visiteur fringant, un inspecteur de poids. Mon corps se crispe, mon cœur se serre mais mon silence est d’or : Je veux être sûr ! La peur mêlée à l’excitation ne dérangent pas ma concentration. Je n’ai pour armes que ma lampe, ma voix et cette surréelle maîtrise du stress que je découvre !

La démarche assurée légère fait vibrer le bois, la toile bouge, ça renifle, le bruit de griffes au sol raisonne et je pense au gabarit du rottweiler de mon beau-frère. Un chien ? Un loup ?

Tout y est, les ingrédients sont là. Je commence à haleter au même rythme que lui lape. Lequel est prédateur, lequel sera proie ? Fuir ! Impossible pour moi… Bondir ?! Que nenni, je ne vois pas.

Je dégaine mon arme torche, j’éclaire et rien n’y fait ! Arme décisive : ma voix rengaine le bon vieux « Pchhhht, casse-toi ! Laisse-moi dormir ! »

Plus rien

1h57 La pénombre est reine, le silence roi. La pluie entame son crépitement, rassurante comme pour effacer tout autre bruit, toute trace de l’événement…

Le mystère est là, je m’assoupis… je dors.Empreinte

 

32 Réservoir Pipmuacan

Le réservoir Pipmuacan est une région sauvage située à 2h de chemin du premier village. L’un des propriétaires d’une pourvoirie m’a proposé de m’y immerger quelques jours !

http://www.pourvoiriepipmuacan.com/

 

31 Région de Saguenay

Quelques vues des Fjords

 

30 Val Jalbert toujours dans l’air du temps

En ce 2 juin il fait chaud et humide. Mon nuage de moustiques et moi-même décidons de profiter de cette météo pour aller visiter le village fantôme de Val-Jalbert.

Ce village a vu le jour de la même manière que bon nombre de regroupements d’habitations des années 1900. En d’autres termes, il fut construit par un entrepreneur désireux d’exploiter les ressources naturelles -dans ce cas-là : un moulin de pâte à papier-… et de loger ses employés.

Mais pour Val Jalbert la malchance avait frappé deux coups. Une épidémie de grippe espagnole additionnée à la concurrence des produits de synthèse pour la fabrication du papier ont eu raison de toutes activités. Aujourd’hui si l’on ne reste que sur le plan touristique, la reconversion a pu se faire grâce à l’attrait que procurent la magnifique cascade de la rivière Ouiatchouan et le patrimoine bâti exceptionnel du village.

http://www.valjalbert.com/

Très bonne année !

 

Carte de Voeux 2015Bonjour à vous !

Les années se suivent mais ne se ressemblent pas !
L’année 2014 fut celle de mon retour en France, un an de voyage au Canada fut
une grande étape dans ma vie. Il y en aura d’autres, certainement aventureuses,
certainement magnifiques, certainement à partager…

En 2014 je me suis posé maintes fois la question d’arrêter la photo après avoir
participé et/ou organisé plus de 200 événements culturels en 11 ans, mais j’ai
remarqué que la création allait de pair avec mon bien être, donc ce ne sera pas
le cas pour le moment !

Et pour être avec vous dans cette démarche, je vous propose en 2015 la sortie du
projet
« Le Québec, de routes et de Gravelle : découvrir le Québec et ses
cultures autochtones ».
Une exposition carnet de route en photos et en textes où
les visiteurs auront loisir de se plonger dans l’ambiance boréale, avec ses
sonorités et ses spécificités tout en apprenant sur les habitants de la
province.

De grands événement vont avoir lieu, des publications vont certainement naître,
des animations. Sur ces actions, je souhaite donner une priorité aux établissements dédiés à la
jeunesse… L’idée est d’engager à l’initiative des jeunes, et notamment des
étudiants. Ne pas laisser pour compte ses rêves d’enfant tout en conservant les
réalités de la vie.

Et d’ores et déjà je vous annonce que l’expo  » Le Québec, de routes et de
Gravelle » a été primée en première place par le jury de la Bourse Jeunes Talents
du Conseil Général de l’Aveyron ! Un beau démarrage !

Demandez l’expo / Demandez les conditions à contact@maxiphotos.com

D’ici là, j’ose croire que je vous verrai tous en 2015, je vous remercie de
suivre mon travail depuis toutes ces années, vraiment… Amusez vous bien et
profitez de 2015 !!

29 Maison Hector Authier : l’inauguration

Et la boucle est bouclée !

C’est ce mardi 28 mai que j’ai participé à l’inauguration de la maison qui a appartenu à Hector Authier pendant une vingtaine d’années, dans la ville d’Amos. Une magnifique bâtisse qui a été ‘rajeunie’ à la manière des années 30. Un magnifique paradoxe architectural.

Comme la venue d’un Authier de France n’est pas passée inaperçue, j’ai ainsi profité de mon nom pour rencontrer les personnalités locales et notamment la petite fille de Hector Authier, et la triple incarnation de Dolorès que les visiteurs peuvent désormais rencontrer !

Lire aussi les articles 9 et 20

http://www.palais-maisonauthier.com

Tourisme Amos : http://www.ville.amos.qc.ca/TOURISME

28 Jeu de société

arbre

Poème

Mon jeu est simple : Je vais planter mon arbre dans une région et à une place spéciale du Québec. Lorsque vous serez en visite dans cette région-là Il vous suffira de m’annoncer votre venue et je vous transmettrai les indices qui mèneront à mon arbre…

Si vous le trouvez, envoyez-y vos meilleures pensées et laissez lui vos soucis, il saura quoi en faire. Si vous ne le trouvez pas, alors vous aurez fait une belle promenade !

 

27 Cheddar, Squick mais pas que !

Depuis tous temps nous français, sommes considérés comme les « fromages qui puent », et ce n’est pas forcément pour nous déplaire !

Pour mettre encore plus les pieds dans le plat j’ai alors décidé de visiter le Musée du Cheddar de St-Prime (toujours au Lac Saint-Jean). Diane, la directrice de cette institution québécoise s’est prise au jeu et nous avons décidé de combiner nos formations d’agents de développement culturel et ma vision « à chaud » de français chauvin pour faire une introspection du musée.

Ainsi un profil complet de ce que peut attendre une famille de touristes français a été dressé… sans toutefois que je ne me présente avec la baguette, le béret et les charentaises.

Muséehttp://www.museecheddar.org/

Pour cet atelier de transformation qui date de 1895, les visiteurs de partout peuvent ainsi s’immerger dans la découverte du fromage… Qu’est-ce que le petit lait ? Par quel moyen simple mesurait-on l’acidité ? Pourquoi testait-on le fromage contre une barre de fer chaude ? D’où était extraite la présure ? Enfin, qu’est-ce que la « cheddarisation » ? Ce sont autant de question dont j’ai pu avoir les réponses… juste avant une dégustation, en solo à la maison.

Je me suis alors rendu compte que ce fameux fromage qui fait ‘squick-squick’ sous la dent n’est pas seulement le fromage à poutine que l’on rencontre ici au Québec. Ce Cheddar-là qu’on pourrait rapidement apparenter à une Mozzarella plus caoutchouteuse n’est en fait que la partie ‘médiatique’ de tout ce qui existe !

Pour ma part, j’ai fini par trouver mon compte avec un bon ‘doyen’ de 4 ans d’âge et dont le goût reste au palet pour les heures qui suivent. Sur sa tranche de pain qui croustille, je l’ai chauffé légèrement, j’ai ensuite agrémenté le tout de confiture de bleuets mais ça… c’est une autre histoire…

Cheddar

 

26 Une soirée jusqu’aux aurores

Parfois les choses dépassent tout entendement… Ce soir par exemple. Me voici rendu sur mon vélo à faire des prises de vues d’oies blanches par milliers dans une prairie, avant d’aller en visite au musée du Cheddar tout près : Musée fermé.
Malgré tout, des gens d’ici me voyant ranger le matériel, engagent la conversation sur le fameux « Pis toi tu viens de Marseille ? »… Il ne suffit que de quelques secondes de palabres et d’un bon 3/4 d’heure de pédalage supplémentaire pour me retrouver bien loin de là, au bar ‘La Chouappe’ de Saint-Félicien, une bière locale à la main…Vive le sport.

C’est peu dire si j’en crois les rencontres, les échanges et la fin de soirée :

Dans l’impossibilité de me rentrer… à cause de la nocturne, je me laisse donc conduire et nous rencontrons sur le chemin ce que non seul un œil averti aurait capté…

Aurore boréale

25 Rando VTT Photos

Il y a des jours où l’on se demande d’où peuvent bien nous venir les forces…

Cet après-midi là, j’ai décidé de jouir d’un magnifique temps frais pour randonner. Ayant été plutôt profitant à tous les niveaux dans ces dernières années, je ne pensais pas remettre un jour « le pied à la pédale ».

Aujourd’hui se sont donc près de 60 kms de gravelles et de routes qui m’ont offert leurs faux-plats… Bien entendu je ne pense pas renouveler l’exploit dans les prochains jours mais l’expérience valait bien un article !

Pause à mi-parcours

La pause à mi-parcours

Rencontre fortuite Un riverain rigolo et son trophée !

24 Tours et détours au lac Saint-Jean

Le lac Saint-Jean est immense, une quarantaine de kms de diamètre pour plus de 200 kms de circonférence.

N’ayant pas froid aux yeux à mon arrivée, je me procure un vélo pour en faire le tour : Vu d’une côte, en face tout est plat ! Malheureusement après deux semaines, il n’y aura pas quatre journées consécutives de beau temps. Je garde le vélo et me concentrerai donc sur des visites à proximité de Mashteuiatsh où j’habite actuellement.

La pointe bleue, Roberval, les bleuetières, le Makusham, la Pointe Taillon sont des mots qui reviennent souvent !

Pointe Bleue est le nom français donné à la réserve montagnaise de Mashteuiatsh (prononcer « Machtoyatz »).

Roberval : Nom de la ville voisine où se trouvent les commerces principaux et grandes surfaces. À noter qu’il est souvent reproché aux autochtones le fait de ne pas payer de taxes. C’est une réalité dans les réserves qui s’est concrétisée suite à des ententes avec les colons il y a près de 150 ans au sujet de l’annexion des terres. La loi sur les sauvages = 1876

Autochtones = Premières Nations + Métis + Inuits

Bleuetières : fermes qui exploitent les bleuets (que je connaissais mieux sous le nom de myrtilles)

Le Mukusham : Il s’agit de la rencontre annuelle entre les Ilnus (Montagnais ou Pekuakamiulnuatsh) du lac Saint-Jean, les Cris du nord, et les Atikamekws entre autres. Ce rendez-vous se perpétue depuis toujours à cet endroit (voir carte). Il sert à renforcer les relations de commerce et de troc entre les nations autour d’échanges intergénérationnels et de bons repas (castor, canard, orignal, outarde, loutre etc.). Comme dirait mon hôte « c’était un peu le Facebook des autochtones d’ici ». Un rendez-vous où les problèmes personnels restent à l’extérieur. Rires, jeux et chasse !

La Pointe Taillon (Parc National de) est l’occasion parfaite pour essayer mon VTT sur une quarantaines de kms. Les orignaux et les castors n’ont pas oublié de marquer leur présence sur le chemin…

En bref, ces dernières journées ont aussi su marquer leurs empreintes dans ma tête… et sur ma voiture ! À suivre…

22 Je prends la route / la route me prend

Après trois semaines passées à Val d’Or, désormais Nicole ma logeuse a toutes les armes en main pour mener le super festival de contes qui s’annonce. Il est temps pour moi de changer de place.

La fin du mois d’Avril marque la fonte des neiges, l’arrivée des outardes mais aussi ma propre migration : changement de cap ! Je prends la route vers une région inconnue, le Saguenay-Lac Saint-Jean pour vivre au bord de l’eau.

La route est longue, environ 800 kms sur deux journées. C’est en roulant de ligne droite en ligne droite dans un paysage de forêts en continu que l’on se rend réellement compte de la démographie de la province : 8 millions d’habitants pour une superficie d’environ 4 fois celle de la France. Des paysages uniformes mais jamais monotones. Mais avant, un nouveau passage  festif à Authier-Nord fut nécessaire pour une bonne transition…

21 À l’écoute

J’attends les beaux jours pour reprendre la route… Nous sommes le 21 Avril et les températures avoisinent toujours les 0 degrés ! La semaine prochaine sera certainement meilleure mais en attendant, même si les occupations ne manquent pas avec le Festival Contes et Légendes, je décide d’aller à la rencontre de Marion, la compagne française de Benjamin (séjour à la pêche)…

OSR

Marion est l’un des petits points situé en dessous de l’écran ! Le dialogue est difficile mais je suis assez bien placé dans la salle pour en comprendre les notes !

Il s’agit en fait d’un concert bien plus qu’amateur de l’Orchestre Symphonique Régional en Abitibi-Témiscamingue. http://www.osrat.ca/

Les flûtes gazouillent… le beau temps est donc à l’approche !

20 Rencontre avec…

Denys Chabot.

Denys Chabot

http://fr.wikipedia.org/wiki/Denys_Chabot

J’étais à la recherche d’une personne qui puisse me parler de Hector Authier.

En tant que Authier il me fallait savoir une bonne fois pour toute si le « père de l’Abitibi » était oui ou non originaire de France, et si oui, à quel degré. J’ai alors servi de balle à une partie de ping pong entre une librairie et la bibliothèque de Val d’Or, la maison Hector Authier d’Amos, les villages de Authier et Authier-Nord, et un monsieur Authier de la ville de départ pour trouver enfin la réponse ! Deux mois se sont écoulés sur cette période, plus d’un millier de kilomètres parcourus et des parenthèses très opportunes.

Je cite un extrait du livre « Hector Authier, le père de l’Abitibi » duquel il fut coauteur : « Son ancêtre, Jean Autier, originaire de Perpignan (…) est arrivé à Chambly en 1757″

550276-gfMaintenant, si l’on prend une carte, Perpignan se situe à 50 km à l’Est du village français dont les Authier tiennent leur origine (Roquefort de Sault, dans l’Aude). Sans exagérer de trop il suffit de frapper aux portes, ou de visiter le cimetière pour le vérifier…

Cependant d’après un membre de la famille de Hector Authier, Jean Autier cité plus haut n’aurait pas de descendance connue…
Le reprenant : « Hector Authier … Il est un descendant direct de Guillaume Gauthier , dit Delisle, dont l’origine exacte ne nous est pas connue… Jean autier arrivé en 1757 serait sans descendance connue… Les Authier de France ont donc une origine différente et fort ancienne comparativement au Québec ou ce patronyme date des années 1724-30 environ… »

Selon Denys Chabot, le personnage d’Hector Authier est vu d’une manière ambivalente aujourd’hui encore. Celui-ci était très pragmatique « sans trop de charisme mais extrêmement intelligent« … des qualités certainement nécessaires si l’on souhaite coloniser et développer un territoire, mais qui, sur le plan humain n’avaient pas dû faire que des heureux !

19 Doutes et Contes

Cette fois-ci, je reviens à Val d’Or (point de départ) pour entreprendre quelques démarches sur un projet fraîchement rédigé.

Après un séjour aussi fabuleux, je ne peux pas cacher que les questions se bousculent dans ma tête… L’inconvénient d’un doute peut-être aussi son plus gros avantage : on se retrouve face à soi même…

Heureusement, je vis actuellement chez Nicole Garceau, la « dame de fer souple » du Festival de Contes et Légendes en Abitibi-Témiscamingue, mais aussi une cuisinière hors-pair. Je lui prêterai renfort sur la rédaction de lettres et de textes pour cette dixième édition, une vingtaine de conteurs pour presque autant de places dans la région, sans parler des écoles ! L’union fait la force !

La grande conteuse Renée Robitaille sera la porte-parole du Festival. http://www.reneerobitaille.com/

Renée Robitaille présente le Festival

18 L’Abitibi-Témiscamingue mise en lumière

Tout près du vieux quartier Bourlamaque où je vis actuellement, rendez vous à une séance dédicace du photographe Mathieu Dupuis pour la sortie de son tout nouveau livre sur l’Abitibi-Témiscamingue.

Livre

Mathieu Dupuis a 31 ans et déjà un parcours qui me parait incroyable !

Dans les airs, sur le plancher des vaches ou sous terre, il arpente les régions avec son « studio improvisé » en collaboration avec les plus grands magasines. Ses études en photo commerciales sont peut-être un atout, mais lorsqu’on feuillette son ouvrage, on se rend compte que tout de même, les « artifices » de la technique ou de la formation ne peuvent pas remplacer l’œil et l’esprit. Mathieu Dupuis signe là son 8ème livre.

Le site du photographe : http://www.mathieudupuis.com/

Le tourisme en Abitibi : www.tourisme-abitibi-temiscamingue.org

 

17 Poissons d’Avril partie 2

Le weekend  est passé, nous sommes 3 à rester et le froid s’invite. Ce dimanche soir je dormirai seul au camp ! L’idée de me retrouver au milieu des bois fait son chemin mais après tout j’accepte sans trop broncher. « On te laisse les chiens mais si dans la nuit ils aboient et grattent la porte en grognant tu les laisses surtout pas sortir » Gloups. Cette nuit je me refuse à compter les moutons avec tout ce qu’ils pourraient évoquer dans un tel « milieu hostile » !

Le matin du 1er avril est déjà là et je ne me sens pas peu fier d’accueillir sain et sauf Benjamin et Marion. Journée de pêche infructueuse, mais mon grade est monté : je peux conduire les skidoos ! Je m’en vais donc çà et là, noble et digne, rendant services à souhaits ! Le froid commence à devenir transperçant et la tempête de neige sévit mais la bonne ambiance est toujours là (env -15 degrés).

Nous rentrerons finalement le lendemain dans des conditions toujours extrêmes.

Pour cette aventure, ma satisfaction ne venait pas tant du fait de ramener du poisson excellent que d’être allé au bout des choses !

16 Poissons d’Avril partie 1

Pour le weekend de Pâques, en route pour Authier-Nord pour une partie de pêche avec Benjamin (rencontré quelques jours plus tôt – article 9), sa compagne Marion et leur équipe !

Je ne sais pas à quoi m’attendre mais dès le départ je décide de m’engager pour 3 jours.

Après 1h30 de route, de chemins terreux et de sentiers neigeux sous un soleil magnifique, nous voilà rendus au beau milieu de la forêt. Somme de problèmes plus ou moins importants se présentent dès le départ, ce qui présage habituellement pour moi une expérience hors normes… Une clé se casse dans un cadenas par-ci, un pick-up dans le fossé par-là, et pour couronner le tout, la vieille roulotte où dormiront mes 2 hôtes est immobilisée à 2 km de l’arrivée à cause d’un défaut de parallélisme : les roues se sont littéralement arrachées dans les ornières jusqu’à ne plus tenir (voir photos).

Découverte du camp, sans d’eau courante, l’électricité au groupe électrogène, la porte qui ne ferme pas vraiment et le chauffage au gaz dans son sens premier, authentique !

Je découvre les sensations sur le skidoo à pleine allure sur l’immensité du lac Newiska. Toutes les proportions sont à réapprendre. Il en va de même pour la technique de la pêche sur glace (je n’ai jamais vraiment pêché de ma vie), et puis qu’est-ce qu’on pêche d’ailleurs ?

L’organisation jusque-là approximative et imprévue devient tout à coup millimétrée ! Chacun a son rôle et tout se passe dans la bonne humeur. 5 lignes et 8 poissons par personne et par jour, les cannes face au vent, l’appât à distance médiane entre la glace et le fond.

Un bon coin est trouvé, on parle, on s’amuse et tout à coup : « HEY là-bas !! » Une ligne plonge, son responsable aussi ; une seconde d’attente suivie d’un coup sec et une remontée victorieuse ! Un doré ! Quelques minutes plus tard, même refrain pour un brochet et s’en suivent d’autres. Mais après les félicitations c’est le choix de la relâche ou de l’assiette.  Pour la sentence de l’assiette -qui n’était pas forcément pour me déplaire- la découpe du poisson était tout aussi intéressante mais surement impossible à reproduire pour moi (donc filmé)

15 Cabane à sucre

Aujourd’hui pour mon dernier jour à Mont-Brun, Jordane m’a donné rendez-vous près de son lieu de travail à 2h30 d’ici, près de Ville-Marie.

Première partie de la journée, un bon repas dans une érablière à une bonne quinzaine de kilomètres de routes et de chemins ! Je prends au mot le service « à volonté » et je badigeonne le tout de la substantifique sève… un régal. La suite de l’histoire se passe à l’extérieur avec la tire d’érable et le sirop de boulot… c’est dire si l’hypoglycémie ne m’arrivera pas aujourd’hui !

Deuxième étape pour une bonne digestion : Jordane m’emmène sur une exploitation très familiale où nous sommes mis à contribution pour… récolter la sève d’arbre en arbre. Un liquide aqueux et très légèrement sucré. La quantité produite dépendra de l’envergure de l’arbre (l’érable à sucre – Acer saccharum) et des conditions météorologiques. Ensuite, la sève cueillie sera portée à ébullition avant de passer par divers filtres. Sur un litre de sève à vue de nez j’opterais pour une production de 20cl de sirop.

Un mini-séjour instructif et incontournable au Québec qui en annonce un autre dès le lendemain ….

14 Raquettes au parc d’Aiguebelle

Aiguebelle (belles eaux) est l’un des 27 Parcs Nationaux Québécois. Les forêts abritent une multitudes d’essences végétales ou d’espèces animales sur une surface de 268.3km²… Par ailleurs les terres sont à dominante volcaniques, vallonnées mais sans trop. Tout au long de nos pas, la multitudes d’empreintes et les quelques cadavres de perdrix nous laissent à imaginer toutes les formes de scénarii possibles pour la suite de l’après midi… alors on choisit de profiter un maximum !

Site : www.sepaq.com/pq/aig/

Les 7 bons kilomètres de marches en tous genres ou de demi-tours nous ont réservé quelques petites surprises…

13 Un jour, deux animaux

Coy Mont-Brun

Ce matin j’ai vu ça…. un animal les oreilles droites, l’allure légère. Au départ, par réflexe je me dis « Mais qu’est-ce qu’il fait là ce chien?! » Ma raison revient alors lorsque je vois que ce canidé continuait sa route, imperturbable, vers le sous-bois de la bordure opposée.

Je me dis qu’un chien perdu n’aurait pas réagi comme ça. La nouvelle question est alors de savoir si je m’étais trouvé en face d’un loup ou d’un coyote…? Ayant déjà vu les deux au refuge Pageau (article 10), j’ai conclu qu’il s’agissait d’un coyote.
Au risque de vous décevoir, il y a des situations comme celle-là où l’appareil photo est inaccessible (rrgnrrrgn). Se pose alors la question de l’honnêteté… J’en parle ou je n’en parle pas? Et après une gymnastique d’esprit et de mémoire j’ai finalement essayé de retrouver les mêmes conditions de lumière en tâchant de respecter les proportions exactes de l’image montée que vous venez de voir…

Par contre la photo de cette magnifique Chouette Lapone qui m’a accueilli en fin de journée est bien une vraie !

chouette-lapone

12 Mouvances autochtones pacifiques

Depuis le début de mon voyage, j’ai choisi d’accompagner à trois reprises la mouvance pacifique des peuples autochtones Idle No More (Finie d’inertie). Le but étant d’en apprendre sur la condition et les revendications des peuples autochtones du Québec (Premières Nations / Métis / Inuits). Pour ne pas commettre d’erreurs d’interprétation, je ne fournis pas de plus amples détails pour le moment.

Vous laissant donc apprécier les images…